Types de pollueurs

Publié le par Perceval

Lors de mes voyages à travers le monde, j’ai pu remarquer comment les Hommes pouvaient influencer leurs environnements, en bien ou mal, par ignorance ou en connaissance de cause. Les pollutions du milieu ambiant peuvent se résumer en plusieurs catégories. Domestique ou industrielle, locale ou régionale, Volontaire ou fortuite. Comme pour la maladie, le niveau socio-économique d’une région va influencer directement le type de pollution.
 
Deux cas de figure :
 
-        En région industrialisée les pollutions sont le fait de l’activité économique légale, elles sont locales et régionales, souvent d’ampleur importante comme à proximité de certains sites bien connus des épidémiologistes en santé publique. Ces atteintes au milieu ambiant sont délétères aux ouvriers et cadres des entreprises, cela relève alors de la médecine du travail, et aux riverains, cela relève alors de la médecine environnementale.
 
 
-        En région pauvre, désindustrialisée (par exemple la nôtre : 28% de chômage, 75% du PIB/habitant moyen européen) les atteintes au cadre de vie sont à mettre en relation avec la paupérisation de la population. Soit par ignorance, soit par besoin de subsistance, soit pour ces deux motifs, l’environnement sera pollué localement par des comportements polluants tels l'incinération à domicile ou par des activités économiques parallèles tolérées tant bien que mal par les pouvoirs publics scrupuleux de préserver leurs électorats ou par peur de représailles de la part d’organisations mafieuses. Dans notre ville cela se remarque par le nombre de terrains-décharges à ferraille pompeusement appelés centre de tri, bien entendu illégaux, vecteurs de pollutions profondes de la terre, de l’air et des nappes phréatiques. Pour gagner quelques dizaines euros par mois ces malheureux mettent leur santé en danger et celle de leur entourage avec l’assentiment des édiles politiques.
 
 
Des solutions existent :
 
Dans le premier cas de figure les politiques de développement économique doivent intégrer la notion de « zéro rejet » tant en intra-muros qu’en extra-muros. Le développement économique d’une région ne pourra se faire qu’en harmonie avec le milieu afin d’attirer les investissements directs et indirects (transfert de population et donc de contribuables et donc d’entrepreneurs)
 
Dans le deuxième cas, toute la difficulté est de concilier Humanisme et Santé. Contrairement à ce que disent les élus, combattre les activités illicites vectrices de problèmes sanitaires graves, ce n’est pas s’attaquer aux plus faibles, c’est de l’Humanisme que de les sortir de ces endroits pollués où ils risquent l’intoxication lente par métaux lourds, irritants chimiques et hydrocarbures.
L’impuissance de nos élus à créer un développement économique durable ne doit pas les pousser à accepter l’inacceptable.
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Publié dans Action citoyenne

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