Où étions nous il y a 20 ans ?

Publié le par Perceval



Il y a 20 ans jour pour jour nous étions tous pris par nos occupations quotidiennes  sans nous douter que l’air avait changé. Nombreux sont ceux qui, en toute inconscience, ont continué à pratiquer leurs sports de plein air , comme moi, et qui ont donc été exposés aux retombées d’une catastrophe lointaine. Certes notre pays fut moins  atteint que nos voisins mais la confusion politique du moment et les contradictions flagrantes dans l’interprétation du phénomène par les ministres responsables montrent bien que ce qui touche au nucléaire était tabou. Alors qu’un tiers est de la France était touchée significativement par les retombées radioactives, les responsables de l’époque, scientifiques et politiques, ont cachés l’ampleur du problème. 20 ans après, les malades revendiquent une reconnaissance sommes toute légitime.

Les chiffres:

Le bilan établi par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et l'Organisation mondiale pour la santé (OMS) en septembre. Leurs experts ont conclu à près de 4 000 le nombre de morts dues aux cancers induits par les radiations, parmi les «liquidateurs» (pompiers, soldats et civils réquisitionnés pour «sécuriser» la zone) et les habitants des zones touchées : Ukraine, la Belarus et la Russie. Mais ces chiffres sont contestés :

Les organisations de défense de l'environnement ont présenté d’autres chiffres : Selon GREENPEACE le nombre de décès potentiels dus aux cancers serait plus proche des 93 000. Par ailleurs, selon une étude scientifique britannique, rendue récemment publique à Kiev, le nombre de décès liés à Tchernobyl devrait atteindre entre 30 000 et 60 000. L'impact sur la santé mentale et psychique des populations touchées est aussi pris très au sérieux, d'autant que 5 millions de personnes résident toujours dans les zones contaminées.

Par ailleurs, l'AIEA et l'OMS ne prend pas en compte les autres victimes suspectées d’être malade actuellement ni  les malades à venir d'un nuage radioactif qui a au moins touché tout l'hémisphère Nord. Le rapport ne tient en effet pas compte des hausses de cancers de la thyroïde enregistrées par exemple en Bulgarie ou en Tchéquie et  peut être en France qui pourraient être attribuables à la catastrophe.

Ce problème revient sur le devant de la scène à l’heure ou les lobbies du nucléaire plaident pour la poursuite du programme nucléaire civil pour remplacer les importations de ce pétrole devenu si ardus à défendre à travers le monde. Au nom de l’indépendance énergétique (sic),  de l’écologie (resic) ils veulent nous vendre des centrales plus sures (reresic). Pourtant, à ma connaissance il n’y a pas de mine d’uranium en Europe du nord, donc oublions l’indépendance, les déchets nucléaires sont toujours présents, donc oublions cette allusion idiote à l’écologie des source nucléaires de production énergétique et enfin, aucune technologie n’est sure et les effets d’un accidents sont en ce domaine particulièrement grave, irréversibles et durable.

Laissons les experts débattre entre eux du nombre de ces malheureux qui sont morts ou qui vont mourir de leur incompétence et ne commettons plus les mêmes erreurs. La recherche doit s’orienter vers les sources renouvelables et l’éco-énergie afin de préserver  notre cadre de vie et notre santé.
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Publié dans Action citoyenne

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