L'écostratège

Publié le par Nan Cy

Eoliennes, panneaux solaires, biocarburant... L'île suédoise de Gotland veut, d'ici à 2025, être en mesure de produire 100% de sa consommation d'énergie.

http://www.travel-images.com/gotland.html

Voici l'illustration parfaite du rêve de développement durable caressé par la commune de Gotland, une île suédoise de 57 000 habitants au milieu de la mer Baltique, à 90 kilomètres de la terre ferme. Il y a une dizaine d'années, Gotland s'est fixé pour objectif de devenir une commune verte et en consommant 100 % d'énergie renouvelable produite localement d'ici à 2025.

Les Suédois en rêvent depuis longtemps. Il y a une dizaine d'années, dans la foulée du Sommet de Rio, le pays s'est mobilisé. Le gouvernement social-démocrate, poussé par les Verts qui le soutiennent au Parlement, a élargi son concept traditionnel de «maison du peuple» en «maison verte du peuple». Plusieurs projets d'écocommunes ont été lancés, dont celui de Gotland, qui est l'un des plus avancés à ce jour. 

De ce point de vue, Gotland a une bonne longueur d'avance, surtout grâce aux éoliennes qui sont depuis une quinzaine d'années familières dans ce paysage. Aujourd'hui, 20 % de l'électricité (12 % de l'énergie) consommée annuellement sur l'île provient des 160 éoliennes, plantées surtout dans le Sud. Depuis 1999, la quantité de fioul acheté par la municipalité a baissé des deux tiers pour être remplacé progressivement par des briquettes de résidus de bois. L'an dernier, l'énergie recyclée et renouvelable constituait déjà 86 % du total utilisé dans le chauffage urbain, qui tend à se développer de plus en plus.

Points partiques:

L'école   est devenue l'une des vitrines de la nouvelle politique gotlandaise.   Les classes sont pourvues d'immenses vitres pour profiter au mieux de la lumière du jour. Les quatre bâtiments de l'école ont chacun accès à leur propre «salle verte», Les élèves y cultivent des plantes, des petits ruisseaux y coulent. En principe, tout ce qui est électrique dans ces salles fonctionne grâce à des petits panneaux solaires et à de petites éoliennes installées sur le toit, avec des batteries pour stocker l'électricité.

La nouvelle bibliothèque universitaire là aussi, les maîtres mots sont économies d'énergie et efficacité. De vastes fenêtres dont le verre «intelligent» répand la chaleur solaire passive et empêche les déperditions d'énergie, et surtout un système de chauffage et de climatisation qui prend sa source dans la mer Baltique, située à quelques dizaines de mètres. Durant l'été, des capteurs solaires produisent l'électricité nécessaire pour actionner les pompes à eau de mer et permettre la climatisation.

Résidus fertilisants.

Les élus locaux se déchirent pour savoir s'il faut construire une usine d'incinération d'ordures, comme le veut la majorité, ou une usine à biogaz, solution plus verte qui permettrait d'utiliser le gaz dégagé comme énergie, et les résidus comme fertilisants. 

Autre point noir, l'usine à ciment Cementa, seule grosse industrie de l'île. Elle avale à elle seule un quart de la consommation d'énergie de l'île et menace de déménager en Chine si on la titille un peu trop sur ses rejets toxiques. Mais même Cementa fait des efforts.

Ce modèle est à mettre en perspective avec la situation de notre belle ville:

- un territoire limité

- des pouvoirs publics plein de bonnes volontés

- des infrastructures à rénover

- des sites pollués et polluants

- des limites économiques et des menaces sur l'emploi

- une envie de favoriser l'incinération plutot que les méthodes écologiques

MONS et l'environnement en question 

Et à Mons, quels sont les projets ?

L'université en cours de reconstruction bénificiera t'elle d'une infrastructure écologique?

Quel mode de chauffage? Quels matériaux utilisés?

 

Y a t'il un projet de développement durable à Mons?

 
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Publié dans Action citoyenne

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