Les effets nocifs des rejets dans l’atmosphère des produits volatils du à la combustion des déchets ménager est connu depuis de nombreuses années. Les infrastructures de compostage et le tri sélectif sont les moyens de lutter contre l’impact nocif de ces déchets sur l’environnement. Malheureusement le manque de moyen investis dans le compostage et dans les recherches visant à minimiser la pollution par nos résidus n’ont pas permis de se passer encore de la mise en décharge et encore plus grave de l’incinération.
J’ai déjà eu l’occasion de parler théoriquement des dangers de l’incinération à domicile par combustion à basse température. J’ai aussi publié un addendum au site de la ville de Mons sur l’encyclopédie libre citoyenne wikipédia, rubrique « gestion des déchets » mais une publication récente met à jour les connaissance sur l’impact de la dioxine relâchée par les incinérateurs :
Étude d’imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d’usines d’incinération d’ordures ménagères 30 novembre 2006
Institut de veille sanitaire – France : résumé ici
Depuis 1998 la France, comme la Belgique a réduit le nombre des incinérateurs d’ordures ménagères et a mis en conformité les sites poursuivant leurs activités. Malgré cela les riverains normalement inquiets des répercussions des rejets en métaux lourds, en particules fines et en dioxine sur leur santé ont obtenu des mesures sanguines de la dioxine avant d’étendre cela aux deux autres catégories. Les résultats sont inquiétants. Bien qu’il n’y ait pas de dépassement du seuil de la dioxine sanguine chez le tout venant mais les riverains qui consomment les produits animaliers produits sur place (lipides de la viande, produits laitiers et œufs) ont un taux de dioxine et de PCB. Les résultats sont meilleur lorsque les prélèvements sont réalisés chez les riverais proches des incinérateurs de dernière génération. La géographie des lieux et les habitudes de consommation des produits locaux ont une influence certaine.
Le seuil de dioxine sanguine acceptable fait encore l’objet de discussion surtout en regard des nouvelles observations de l’effet délétère des « low dose » sur de longues périodes. Cette théorie tendrait à démontrer que les seuils actuellement en vigueur ne prennent pas en considération la durée de l’exposition.
En conclusion il apparaît donc que l’incinération pollue peu ou prou l’environnement par les rejets de dioxine et de PCB qui se concentrent dans les graisses animales et les œufs que nous consommons. Et ce n’est là qu’une partie du problème en attendant les mesures sur les des métaux lourds et des particules fines.