Pollution intérieure

Publié le par Perceval

Deux vastes études vont débuter pour étudier l’effet des produits d'intérieur sur la santé. Le ministre de l'Environnement, Bruno Tobback, a fait cette annonce mardi, en commission de la Santé publique de la Chambre, en réponse à une question du député Jean-Claude Maene (PS).

Le monde politique prend conscience de l'importance de la recherche des preuves concernant les effets physico-chimiques
sur notre organisme des produits utilisés dans nos maisons : cancers, allergies, immuno-suppression...

Le ministre Tobback remarque, d'abord, que la complexité de cette problématique impose des avis scientifiques avant toute mesure politique. Des 'instituts de recherche se sont regroupés pour déposer une proposition auprès du service public fédéral (SPF) Politique scientifique, visant à la réalisation d'une étude sur ce sujet.

«Tous les produits d'intérieur, y compris les produits d'entretien, seront soumis à des tests d'émanations», poursuit Bruno Tobback. «On examinera ensuite leur concentration dans les habitations et les incidences sur la santé publique. L'objectif consiste à formuler des recommandations relatives à des normes d'émission pour ces produits, et d'étudier la possibilité d'instaurer des labels».

Une classe de produit est principalement dans le collimateur des scientifiques : les désodorisants (en aérosol ou en bougie)  «je vais faire réaliser une étude sur leurs modes de consommation, afin de pouvoir diffuser des messages de sensibilisation à destination des groupes cibles et d'élaborer des avertissements apposés sur les conditionnements et d’élaborer une série de réglementations».

Les résultats sont attendus aux alentours de novembre. Les habitudes des consommateurs seront passées au crible: qui utilise ces produits?, en présence d'enfants?, à quelle fréquence?, dans quelles pièces?  

Cela fait plusieurs années que nous dénonçons le risque non évalué des produits d’entretien issus de l’industrie pétro-chimique. La loi REACH péniblement adoptée par le parlement européen est une première victoire, même partielle, dans la recherche des implication en santé publique de l’exposition à des molécules chimiques. Test Achat avait aussi attiré l’attention sur le danger de certaines bougies odorantes.

Des alternative existes, les produits verts sont disponibles, il suffit d’être persuadé qu’il vaut mieux prévenir que guérir pour faire l’effort de protéger nos domiciles des pollutions évitables.

Test-Achats propose un kit de mesure la pollution intérieure:
54 euros pour les membres ou 65 euros pour les autres, pour deux tests: 2 pièces du kit vous sont envoyées pour être mises 24 heures dans deux pièces de votre maison. Vous les renvoyés à Test-Achat et vous obtiendrez la concentration en COV de ces pièces. Facile.

Adresse: rue de Hollande 13, 1060 Bruxelles. Préciser "analyse COV".

Bonne initiative.

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Publié dans Le coin du médecin

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