Agenda

Publié le par Nan Cy

Octobre
du 07-10 au 08-10- 2005
http://www.urmlsante.com/

 
Premier congrès national sur les pathologies environnementales
Cours donné à la Faculté de Droit,
3 avenue Pasteur,
76000 Rouen


Rouen (76)
France


ROUEN - 7 et 8 octobre 2005

Les modifications de l'environnement ont un impact sur la santé de l’homme. Nous constatons dans nos consultations une augmentation des pathologies comme les cancers, les malformations néonatales, l’hypo fécondité, la stérilité, les allergies, et d’autres maladies encore mal connues telles les maladies orphelines.

http://www.urmlsante.com/ 

"Les maladies d’origine non microbienne"
 
par le Pr Gilles-Eric SERALINI,
Professeur de biologie moléculaire, Université de Caen
 
En matière d’hygiène chimique, notre société se comporte comme au début du siècle passé, avant Pasteur et la découverte des microbes.
 
Depuis le milieu du 20e siècle, nous jetons des millions de tonnes de déchets et produits chimiques par la fenêtre et l’on retrouve la trace de ces produits jusque sur les gènes des fœtus humains.
 
Il est temps de se poser des questions à l’heure où l’on observe une recrudescence des cancers de l’adulte et de l’enfant - le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) admet qu’au moins 80 % des cancers ont une cause environnementale - une augmentation des perturbations hormonales et des anomalies génétiques chez les enfants qui naissent dans les milieux agricoles, un accroissement des maladies thyroïdiennes.
 
 
Il est temps de comprendre, et c’est la grande lacune de la médecine actuelle, que les maladies ne sont pas que microbiennes, mais qu’elles peuvent aussi être aussi dues à des résidus chimiques dans notre environnement, à une pollution génétique liée par exemple à l’usage de pesticides pour des épandages massifs.


La recherche multidisciplinaire
La recherche multidisciplinaire se développe.
par le Pr Yves DUPONT,
Professeur de Socio Anthropologie à l’Université de Caen, Directeur du LASAR (Laboratoire d’Analyse Socio Anthropologique des Risques)

Une importante recherche à caractère pluridisciplinaire s’est développée depuis des années. Au LASAR, nous travaillons avec des cancérologues, des épidémiologistes, des physiciens, des biologistes moléculaires sur tous ces problèmes d’artificialisation d’écosystèmes vivants.
Nous avons également constaté avec l’Union Régionale des Médecins Libéraux de Haute Normandie, que les médecins généralistes sont assaillis par des questions, des préoccupations, des angoisses et un sentiment d’incertitude, et nous avons voulu être directement associés à ce congrès alors qu’un Institut européen des risques est en train de se créer et que les régions de Haute et Basse Normandie oeuvrent à des efforts de rapprochement.

Traversée par l’Estuaire de la Seine et siège de centrales nucléaires, la Haute-Normandie, est particulièrement concernée par les rapports entre la santé et l’environnement, un lien qui nous paraît essentiel.


Fabriquer une connaissance

 

“Fabriquer une connaissance pour mieux soigner et prévenir”

Pr Jean-François CAILLARD, Professeur de Médecine du travail au CHU de Rouen, co-président de la Commission d’Orientation Santé Environnement

Un des éléments essentiel du plan Santé Environnement de juin 2004 est la diffusion d’une culture visant à amener la société toute entière et particulièrement les professionnels de santé, à prendre conscience de la réalité des interfaces entre environnement et santé. Fabriquer ensuite une connaissance permettant de mieux orienter les actions dans le domaine du soin et de la prévention. Et répondre, enfin aux questions des patients avec autant d’objectivité que possible. Un des environnements où les individus sont les plus exposés est celui du travail : cela concerne, comme
tel, les médecins du travail mais également tous les médecins amenés à soigner des gens qui travaillent.
Ce congrès est l’occasion d’apporter des éléments de connaissance sur la nature des problématiques, sur la question de la production de la connaissance et des incertitudes scientifiques persistantes. C’est aussi une manière d’accompagner les médecins dans un débat de société qu’il faut promouvoir
auprès de tous les citoyens désireux d’être partie prenante dans les décisions qui les concernent.


 
Publicité

Publié dans Le coin du médecin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article